En direct de l'actualité


Wikio - Top des blogs - Environnement

Catégories…

En route vers un nouveau « crédit crunch »

Dans les pays de la zone euro, le risque de « crédit crunch », à savoir de resserrement de crédit par les organismes bancaires, apparaît, pour beaucoup d’analystes financiers, désormais supérieur à l’épisode entraîné par la faillite de la banque Lehman Brothers en 2008.
Le modèle économique actuel est basé sur le crédit et, toute restriction ou fermeture du crédit à un effet direct sur l’économie.
Les gouvernements afin de conforter le système bancaire lui imposent des règles plus contraignantes sur ses ratios de solvabilité. D’un autre côté, les investissements hasardeux des structures bancaires ont fortement dégradé leur possibilité d’action. En conséquence un profond mouvement de resserrement de crédit apparaît inéluctable.
Les conséquences seront rapides et directes. Difficultés renforcées pour les entreprises et pour les particuliers d’obtenir une réponse positive à une demande de crédit ou à une demande de leasing. Même le rachat de crédit risque d’être rapidement affecté par cette nouvelle donne.
Ainsi, le remède risque d’aggraver le mal. Le modèle économique semble ne même plus supporter les remèdes. C’est sans doute le signe qu’un autre modèle doit impérativement voir le jour.

L’Asie a bien pris le virage de l’automobile

Il y a peu de temps, en décembre 2009, nous avions publié un article intitulé « La Chine devient le nouvel empire de l’automobile ». Depuis cette situation c’est largement confirmée, notamment par le fait que le pays après avoir dépassé les Etats-Unis en 2009, la croissance du secteur automobile chinois a connu une progression de plus de 30 % en 2010.
Le dernier rapport de l’automobile publié par le CCFA (1) illustre parfaitement comment l’Asie est devenue le marché de l’automobile du 21ième siècle. Au niveau mondial, en 2010, ce sont près de 56 millions de voitures particulières qui ont été vendues et, l’Asie-Océanie représente à elle seule 49,1 % de ce marché, avec pour moitié la Chine. Les chiffres de progressions annuelles des blocs économiques sont très spectaculaires : Asie +24,5 %, Etats-Unis +4,3 % et –5 % pour l’Europe occidentale.
Vu le différentiel de croissance économique entre les pays asiatiques (hors Japon) et les économies occidentales, il ne fait aucun doute que plus d’une automobile sur deux vendues sur la planète en 2011, le sera sur le continent asiatique.

1 – Le Comité des Constructeurs Français d’Automobiles

Avec la crise les déficits et les dettes s’envolent

Eurostat (1) a publié le 21 octobre la mise à jour des déficits et des dettes publiques des Etats membres, à fin 2010. Si l’on compare ces chiffres de 2010 avec ceux de l’avant crise, à savoir 2007, l’évolution est spectaculaire et illustre parfaitement l’importance de la dépression financière. En trois années, la dette publique de l’EU des 27 est passée de 7 315 milliards d’euros à 9 816 milliards. Dans le même temps les déficits publics annuels ont bondi de 110 milliards d’euros à 805 milliards.
Fin 2010, neuf pays de l’Union européenne avaient un taux de dette publique par rapport au PIB voisins ou supérieurs à 80 %. Il s’agit de : la Grèce (144,9%), l’Italie (118,4%), la Belgique (96,2%), l’Irlande (94,9%), le Portugal (93,3%), l’Allemagne (83,2%), la France (82,3%), la Hongrie (81,3%) et le Royaume-Uni (79,9%).

1 – Eurostat est l’Office statistique de l’Union européenne basé au Luxembourg. Il est chargé de fournir à l’Union européenne des statistiques au niveau européen permettant des comparaisons entre les pays et les régions.

Ces dettes qui paralysent

Comme nous le constatons un peu plus chaque jour, pour certains pays, le poids de la dette devient un fardeau paralysant. Les intérêts creusent d’une façon impressionnante les déficits budgétaires et le premier réflexe des gouvernants pris à ce piège est la mise en place de sévères mesures d’austérités. Ces mesures touchent en priorité les classes moyennes ainsi que les personnes les plus fragiles avec comme conséquences immédiates des moins values fiscales pour l’Etat et le début d’un cercle vicieux. Le pays se retrouve avec moins de moyens, les populations subissent une paupérisation angoissante et, une sorte de crise sans espoir s’installe.

Pour les particuliers, un endettement excessif a généralement des conséquences similaires. Le poids des remboursements mensuels crée une situation de stress et de peur du lendemain paralysante. A tel point, qu’un cercle vicieux risque de se mettre en place, cette précarité pouvant entraîner d’énormes difficultés dans la recherche d’un emploi et, pour ceux qui en ont un, la perte pure et simple de leur travail. A ce stade, il est généralement très difficile d’avoir une capacité de réaction nécessaire à cet étouffement quotidien.

S’il n’existe pas vraiment de solution miracle, le principe du « rachat crédit » peut, dans certains cas, apporter un ballon d’oxygène salutaire. Cette solution du rachat de crédit consiste à trouver un organisme qui accepte d’effectuer un regroupement de crédit avec un étalement plus important de la dette. La conséquence est un montant de remboursement mensuel généralement bien plus faible. Il est possible de voir ainsi son taux d’endettement baisser de plus du tiers. Il est à noter que l’opération de rachat de crédit peut inclure des remboursements autres que les prêts bancaires tels des retards de paiements d’impôts, des loyers impayés…
Un autre avantage de cette solution est d’éviter d’être mis au fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP).

Par contre, cette solution demande de faire preuve d’une grande rigueur et de ne pas succomber aux charmes de la société de consommation. Et, surtout ne pas considérer que cette nouvelle marge de manœuvre financière permet de prendre de nouveaux crédits.