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Selon l’agence d’informations financières et de notation Moody’s, le cumul des dettes publiques mondiales devraient se rapprocher des 50 000 milliards de dollars en 2010. D’après les chiffres publiés, la crise aura engendré sur trois ans une augmentation d’environ 45 %, soit plus de 15 000 milliards de dollars. Au total, 80 % de cette augmentation proviennent des principaux pays industrialisés, Etats-Unis en tête. A eux seuls, les Etats-Unis représentent actuellement plus du quart du total des dettes publiques, les 12 000 milliards ont été franchis en novembre 2009 avec une croissance de plus de 1 400 milliards sur les douze derniers mois.
Ce bond en avant résulte d’une part des sommes dépensées pour les plans de relance et d’autre part d’une chute considérable des recettes fiscales des Etats. L’addition apparaît d’autant plus lourde que, mis à part un système financier qui, pour l’instant, a évité le dépôt de bilan, ce sont plus de 20 millions d’emplois qui ont été perdus depuis octobre 2008.
Si, comme l’indique Moody’s, « L’année 2010 pourrait s’avérer mouvementée pour les émetteurs de dette souveraine », elle devrait aussi devenir de plus en plus dure pour les populations des pays endettés. Comme le précise Moody’s, « les États notés Aaa n’auront vraisemblablement pas le luxe d’attendre que la reprise soit assurée pour annoncer, voire mettre en œuvre, des politiques d’assainissement budgétaire crédibles ». Il faut entendre par « assainissement budgétaire », l’augmentation des taxes, des impôts et la diminution des services sociaux et publics.
Par contre, les vrais gagnants, seront comme toujours, des détenteurs de la finance mondiale, ces dettes colossales des Etats rapportent tous les jours des intérêts de plus en plus importants et toujours autant improductifs.
Au total, ces quelque 50 000 milliards de dollars représenteront en 2010 80% du PIB de la planète.
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On connaît la grande capacité des Chinois à fabriquer et à exporter des produits manufacturés. L’expression « usine du monde » pour désigner l’Empire du Milieu correspond à une vraie réalité. Mais l’appétit chinois ne s’arrête pas là et d’autres secteurs d’activités se lancent depuis quelques années à l’assaut des marchés extérieurs.
Les forts taux de croissance de la Chine ont permis au secteur du bâtiment et des travaux publics d’effectuer un spectaculaire développement et ce secteur commence à exporter méthodiquement son savoir-faire. Une dépêche AFP confirme, ce vendredi, l’entrée de la Chine dans le marché européen des infrastructures. C’est la Pologne qui ouvre le bal avec un tronçon d’autoroute. Le groupe China Overseas Engineering Group (COVEG) a été choisi par les autorités polonaises pour réaliser les 49,2 km d’autoroute reliant Berlin à Varsovie. Interrogé par l’AFP, Marcin Hadaj, porte-parole de la Direction des routes nationales et des autoroutes de Pologne, a déclaré : «L’offre chinoise a été la moins chère et forcément elle a gagné». L’entreprise chinoise aurait déposé un prix inférieur de 44 % au budget prévu.
Si cela est une première dans la zone de l’Union européenne, les Chinois ont depuis quelques temps investi d’autres continents et notamment l’Afrique. A titre d’exemple, l’agence de presse chinoise Xinhua a annoncé, fin novembre, que le Groupement chinois « CITIC-CRCC », associé avec China CITIC Group (CITIC) et China Railway Construction Corporation (CRCC), a été retenu pour deux lots du tronçon autoroutier algérien reliant Annaba et Tlemcen. De même, le groupe China Railway s’est récemment félicité d’avoir réhabiliter, en Sierra Leone, les 37,5 km de l’autoroute Makeni-Matotoka.
Bref, une nouvelle étape dans le monde merveilleux de la mondialisation….
A méditer…
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Selon l’Association des constructeurs automobiles de Chine, les ventes et la production de véhicules ont dépassé les douze millions d’unités sur les onze premiers mois de l’année 2009. Avec cette réalisation, la Chine passe devant le Etats-Unis et devient le premier marché mondial de l’automobile. Sur l’ensemble de l’année, le chiffre de treize millions devrait être largement dépassé.
Première conséquence, les constructeurs chinois deviennent de fait des puissants acteurs planétaires. Ainsi, le Groupe Shanghai Automotive Industry Corporation (le premier constructeur chinois) connaît un taux de progression de 30 % par an et se situe maintenant au huitième rang mondial. Sa production devrait atteindre les 2,65 millions de véhicules en 2009.
Mais la Chine ne souhaite pas s’arrêter en si bon chemin. L’objectif pour 2014 est d’atteindre les vingt millions de ventes annuelles.
En l’an 2000, la Chine n’apparaissait pas dans les statistiques mondiales de l’automobile, une telle progression n’a jamais été observée dans l’histoire de l’Humanité. En 2002, le nombre de véhicules (voiture + camion) était de 16 pour 1 000 habitants, en 2008 il a atteint le chiffre de 36 pour 1 000. Si la Chine arrivait au même ratio que les Etats-Unis, soit environ 770 véhicules pour 1 000 habitants, il y aurait un milliard de véhicules en circulation dans le pays, soit plus que la totalité des véhicules actuellement en circulation sur la planète.
La prochaine décennie fera, entre autres, de l’empire du Milieu celui de l’empire de l’automobile…
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Seul celui qui limite sa réflexion et son information aux flux institutionnels peut encore être bercé par les sirènes d’un Occident en développement. Depuis des décennies, les Informateurs Dominants que sont, entre autres, les partis politiques du haut de l’échelle, les médias des masse, les multinationales et leurs flots de publicités, ainsi que la horde des hauts fonctionnaires, multiplient leurs efforts pour divertir chacun d’une réalité historique. Les peuples d’Occident, les fils et petits-fils de la révolution industrielle, les héritiers des trente glorieuses, les enfants gâtés de l’espèce humaine, ont pris, comme leur descendant, le confortable parti de laisser leur destin entre les mains d’une élite au rabais.
Un jour, dans les années soixante, cette élite a finalisé son pacte avec la Finance… Funeste jour que celui, où les hommes de pouvoirs, voyant l’abîme proche, ont donné les dernières clés des âmes de leur peuple aux manipulateurs des fausses monnaies sonnantes et trébuchantes. Depuis ce jour, l’oppression des puissants a revêtu les habits de la consommation via l’endettement. Et, depuis ce jour-là, honte à celui qui ne peut acquérir, honte à celui qui ne peut emprunter, honte à celui qui ne participe pas à la croissance illusoire. Depuis ce jour, l’Occident se sent toujours plus riche et, depuis ce jour, l’Occident se paupérise. Chaque jour qui passe, les gouvernements et leurs peuples s’endettent pour faire du présent la suite des espoirs d’un passé révolu.
Aujourd’hui, cette « maudite crise » précipite les choses et, la paupérisation lente se trouve soudain nue, entraînant quelques timides ires et de nouveaux emprunts. Elle oblige la Finance à refermer la main plus brutalement, forçant nombres d’acteurs complices a expulser d’un coup nombre de gens du peuple.
Mais, même si le mot d’ordre des Informateurs Dominants est de cacher le sexe de cette paupérisation, ils ne pourront plus le faire très longtemps. Alors que cette paupérisation s’inscrivait dans une pente douce, cette crise ne peut que la rendre plus raide.
La phase 2 de cette paupérisation est en route et, reste à voir qu’elle forme elle va prendre. Plusieurs hypothèses encombrent encore mon esprit :
- Le système ne pourra pas négocier ce changement de pente et s’écroulera sur lui-même.
- Les « dirigés » que nous sommes trouveront la nouvelle pente trop raide et reprendront quelques onces de pouvoir entraînant… Nul ne peut le dire…
- Les « dirigés » que nous sommes resteront tétanisés, sans bruit et sans heurt, laissant de plus en plus de leurs proches rejoindre les cohortes des pauvres exclus. Les sacrifiés du nord continueront alors à rejoindre ceux du sud dans un silence effrayant.
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